Vous faites peut-être partie de ces irréductibles du « tupperware » au micro-ondes. Après tout, qui n’a jamais succombé à la tentation de réchauffer son repas dans son fidèle contenant plastique, surtout quand l’estomac grogne et que la pause-déjeuner est limitée ? Pourtant, cette petite habitude bien pratique pourrait bien vous jouer des tours… et pas des moindres !
Les mauvaises habitudes de la cuisine… qui persistent !
Il existe dans nos cuisines des petites routines qui résistent à tout, même à la raison. On sait très bien, par exemple, qu’il ne faut pas laisser le riz refroidir à l’air libre ou découper sa viande crue et ses légumes avec la même planche. Malgré la menace d’une belle indigestion, nombreux sont ceux qui, parfois, ne résistent pas à la facilité. Il en va de même pour le fait de réchauffer ses plats au micro-ondes, directement dans leur récipient plastique.
Pourquoi ? La réponse est simple : c’est tellement pratique, surtout pour celles et ceux qui déjeunent chaque midi au bureau ! Pas envie de laver une assiette en plus, pas de temps à perdre à transvaser son repas… La solution « plastique au micro-ondes » s’impose, malgré cette petite voix au fond de nous qui souffle : « Ce n’est sans doute pas très sain… ».
Plastique au micro-ondes : un cocktail chimique sous-estimé
En réchauffant votre déjeuner, vous ne chauffez pas seulement votre plat : vous exposez aussi son contenant à la chaleur. Avec le verre ou le pyrex conçus pour cela, aucun souci ! Mais avec le plastique, c’est une autre histoire…
L’épidémiologiste Jordan Kuiper est formel : « Arrêtez immédiatement de mettre les contenants en plastique au micro-ondes ». C’est dit, net et précis. Si toute la communauté scientifique pointe du doigt cette habitude, ce n’est pas par peur du progrès ou du plaisir de gâcher notre pause-repas : chauffer du plastique en micro-ondes libère deux types de substances problématiques :
- Des produits chimiques.
- Des nanoparticules.
Évidemment, ce sont deux ingrédients dont on se passerait volontiers dans son assiette !
Jordan Kuiper précise : les produits chimiques utilisés dans les contenants plastiques sont, de façon générale, classés comme perturbateurs endocriniens. Ils sont susceptibles d’avoir un effet sur notre système hormonal, un souci franchement indésirable quand on espérait juste profiter d’un bon petit plat réchauffé…
Quant aux fameuses nanoparticules libérées lors du passage au micro-ondes, les chercheurs ne savent pas encore tout de leurs effets sur la santé humaine, mais plusieurs études tendent déjà à mettre en relation leur absorption avec l’apparition de certains troubles. Prendre le risque pour une poignée de secondes gagnées… Est-ce bien raisonnable ?
Les mentions « micro-ondable » : pas le blanc-seing rêvé
Certains se diront : « Pas de panique, mon contenant est estampillé ‘micro-ondable’ ! » Hélas, c’est là une autre fausse bonne idée. Comme le rappelle une experte en toxicologie, cette étiquette ne garantit aucunement l’innocuité du produit pour votre santé. Elle signifie simplement que le récipient ne se déformera pas, même après plusieurs passages au micro-ondes. Mais rien n’est dit sur ce qui migre, ou non, dans votre sauce tomate au passage…
Un réflexe simple et malin : transvasez !
La prochaine fois que vous préparez votre déjeuner à emporter pour le bureau, souvenez-vous de ce détail qui n’en est pas un : prendriez-vous 10 secondes pour transvaser votre repas dans une assiette en matériau sûr avant de le réchauffer ?
Vous gagnez :
- Un plat sainement réchauffé.
- Un petit geste pour votre santé, et celle de vos collègues (on ne sait jamais, la bonne habitude peut se propager !).
- La satisfaction de privilégier la prudence sans vraiment perdre de temps.
En somme : pour gagner quelques secondes, il ne vaut vraiment pas le coup de mettre sa santé en jeu. Le plastique au micro-ondes ? On dit stop, sans regret !





