Qui n’a jamais succombé à l’appel irrésistible d’une pâtisserie ou d’une boisson sucrée pour se consoler d’une journée morose ? Si le sucre possède un charme indéniable (avouons-le, il sait se rendre indispensable), il n’en reste pas moins un compagnon sournois aux multiples visages. Eh oui, sous ses allures de réconfort, il peut aussi se transformer en fauteur de troubles pour notre organisme. Selon la diététicienne américaine Shyla Cadogan, diplômée en nutrition et alimentation, certains signaux du corps doivent vraiment nous mettre la puce à l’oreille. Prêt à faire le point ? Voici les trois signes souvent insoupçonnés qui trahissent que votre corps ne supporte tout simplement plus le sucre ajouté.
Sucre naturel ou sucre ajouté : pourquoi cela change tout ?
Précisons d’entrée : tous les sucres ne se valent pas. Le sucre naturel, c’est-à-dire le glucose et le fructose, se trouve naturellement dans les fruits et légumes. Rien à voir avec son cousin le sucre « ajouté » (saccharose, édulcorants), invité en pagaille dans les jus de fruits industriels, biscuits ou plats préparés. Si l’on en croit l’ANSES (Agence Nationale Sécurité Sanitaire Alimentaire Nationale), le sucre ajouté, consommé à outrance, a de quoi saboter notre santé : prise de poids pouvant mener à l’obésité, diabète de type 2, maladies cardiovasculaires… la liste s’allonge plus vite que votre carnet de commandes à la boulangerie du coin.
Le cercle vicieux du sucre : attention à la fausse satiété
Avoir envie d’une douceur, c’est humain. Mais quand l’envie devient compulsion et que le réconfort du sucre tourne court, il faut s’interroger. Selon Shyla Cadogan, le premier signe révélateur est la sensation d’insatisfaction persistante après les repas. Pourquoi ? Parce que consommer des produits sucrés sans assez de protéines ou de fibres vous prive du sentiment de satiété durable. Résultat : on se sent plein… sur le moment, puis, hop, notre cerveau nous expédie dare-dare devant le frigo. En cause : la rapidité avec laquelle le sucre est transformé et le manque de nutriments « complets » délivrés au corps. Un conseil de pro : oubliez les céréales et les bagels blindés de sucre au petit-déj’, ils n’offrent pas l’énergie stable dont le corps a besoin pour tenir bon jusqu’au déjeuner.
La prise de poids et ses explications cachées
Prendre quelques kilos en cédant à la tentation du sucre, c’est presque un classique… Mais savez-vous pourquoi ? L’experte précise que le sucre ajouté fait exploser le taux de ghréline, surnommée « hormone de la faim ». Autrement dit, plus on en mange, plus notre estomac crie famine ! En parallèle, une surdose de sucre perturbe la mission de l’insuline (bien connue pour aider le sucre à sortir du sang et à entrer dans les cellules pour fournir de l’énergie). Lorsque l’insuline fonctionne mal, c’est la résistance qui s’installe : le sucre ne quitte plus le sang comme il devrait, entraînant glycémie élevée… et prise de poids au final. Même nos efforts au sport deviennent soudain bien moins glorieux.
Hypertension artérielle : le sucre, encore plus traître que le sel ?
On l’ignorait, mais le sucre ajouté ne fait pas juste grimper la balance : il envoie aussi la tension dans la stratosphère. Selon une étude britannique publiée en 2021, les sucres ajoutés seraient plus coupables que le sel en matière d’hypertension artérielle ! Shyla Cadogan explique le mécanisme : le sucre ajouté dérègle le niveau d’oxyde nitrique, un composant essentiel chargé de détendre les vaisseaux sanguins. Résultat ? Si trop bas, les vaisseaux se tendent et la pression sanguine grimpe. À méditer la prochaine fois que vous jetterez un œil à l’étiquette d’un soda ou d’une sauce toute prête…
- Sensation de faim ou de manque après un repas sucré ?
- Vous prenez du poids sans bien comprendre pourquoi ?
- Votre tension grimpe alors que vous n’êtes pas radical sur le sel ?
Peut-être est-il temps de revoir votre consommation sucrée. Comme le rappelle Mme Cadogan, « c’est une bonne chose de ne pas se priver tout le temps ». Il n’est pas question de diaboliser le sucre… mais la modération reste le mantra à adopter.
L’ANSES recommande de ne pas dépasser 100 g de sucre par jour pour les adultes, ainsi qu’une seule boisson sucrée – de préférence un jus de fruit – pour se faire plaisir sans trop de risques. Si l’un de ces trois signes vous parle, le message de votre corps est clair comme de l’eau de coco : il est temps de lever le pied sur les douceurs. Loin d’être la fête à la privation, il s’agit surtout d’écouter vos signaux internes. Et si besoin, troquer le gâteau industriel contre du fruit, histoire de se réconcilier avec votre santé… et votre énergie !





