Tout le monde en parle, tout le monde s’y met : l’index glycémique (IG) secoue les assiettes ! Mais est-ce vraiment la clef qui va transformer votre perte de poids ou juste une autre mode parmi tant d’autres ? Spoiler alert : on va au fond des choses, avec quelques vérités bien senties d’une nutritionniste experte dans le domaine.
L’IG bas : la méthode miracle ?
Vous songez à vous lancer dans un régime à index glycémique bas pour perdre du poids ? Vous êtes loin d’être seul(e) ! Ce régime, initialement mis au point pour les personnes diabétiques, connaît un succès grandissant auprès de celles et ceux qui veulent, eux aussi, voir leur silhouette se modifier. Comment ça marche ? En théorie, plus un aliment a un IG bas, moins il provoque de pic de glycémie (autrement dit, la montée du sucre dans le sang), supposé être lié à la prise de poids. À première vue, l’idée a tout pour plaire… Ou presque.
Dans son ouvrage “Happy diète” (éditions Solar), la nutritionniste Claire Trommenschlager passe le régime IG bas au crible et lève le voile sur ses véritables atouts… et ses pièges !
Le régime IG bas : de bons points… mais rien de révolutionnaire
Claire Trommenschlager le confirme : dans les faits, adopter un régime IG bas permet effectivement de perdre du poids. Pourquoi ? Parce que ce type d’alimentation encourage à :
- Passer derrière les fourneaux plus souvent (adieu plats industriels pleins de mauvaises surprises !)
- Manger davantage de fruits et légumes, riches en nutriments et pauvres en calories
- Privilégier les féculents complets, qui calent mieux et plus longtemps
- Éviter le sucre et les produits sucrés
En clair, qui dit IG bas dit aussi moins d’aliments ultra-transformés, plus de produits bruts, des assiettes équilibrées… Finalement, on y revient toujours ! Rien de nouveau sous le soleil : supprimer les aliments bourrés d’additifs permet déjà de perdre du poids, ce qu’on s’efforce de rappeler dans chaque article !
Néanmoins, la nutritionniste nuance l’engouement. Selon elle, “pour perdre du poids, ce régime alimentaire ne préconise rien de nouveau par rapport à ce que l’on savait déjà”. En d’autres mots, oui, ça peut marcher… mais ce n’est pas la poule aux œufs d’or !
Danger : la diabolisation des aliments
Tout le monde aime les listes d’aliments à bannir. Pourtant, tomber dans le piège du “bon” contre le “méchant” n’est pas sans risque. Claire Trommenschlager l’explique : vouloir à tout prix rester bas en IG conduit à diaboliser certains aliments qu’on juge trop sucrés. Mais aucun aliment n’est à diaboliser ou à bannir d’un équilibre alimentaire !
Prenons l’exemple qu’elle donne dans “Happy diète” : la carotte cuite possède un IG haut, alors que le saucisson, lui, a un IG bas… à 0. Et pourtant, quelle est l’option la plus saine pour votre poids et votre santé ? Ce n’est évidemment pas le saucisson, bien plus calorique et bien plus propice au surpoids et aux maladies cardiovasculaires ! Quant à la carotte cuite, elle ne vous fera pas grossir pour autant. Voilà qui remet vite fait les pendules à l’heure sur la logique IG bas à tout prix, non ?
Moralité, si vous voulez mincir durablement, mieux vaut ne pas focaliser uniquement sur la notion d’index glycémique. Car à force de vouloir supprimer et interdire certains aliments, c’est la frustration qui débarque et, avec elle, l’échec assuré sur le long terme.
Pour conclure : IG bas… avec modération !
L’index glycémique, c’est comme les réseaux sociaux : on pioche une astuce ou deux, mais on ne fait pas tourner toute sa vie autour de ça ! Claire Trommenschlager l’affirme : le régime IG bas a de vrais atouts, surtout parce qu’il fait la part belle à la cuisine maison, aux fruits, aux légumes et aux féculents rassasiants. Mais il ne doit pas devenir une obsession, encore moins un prétexte pour bannir toute une famille d’aliments sous prétexte qu’ils portent l’étiquette IG haut.
Le secret pour garder la ligne (et le moral) ? Varier, savourer, réconcilier les aliments plutôt que de les classer bons ou mauvais. La frustration ? À servir avec modération, elle aussi !





