« Je les bannis totalement ! » Voilà le cri du cœur de Nichole Andrews, diététicienne spécialisée en oncologie et autrice du très engagé « The F*ck Cancer Cookbook », qui n’a pas peur de secouer nos habitudes de consommation pour nous permettre de réduire le risque de cancer. Si, au quotidien, notre assiette semble anodine, elle peut pourtant influencer de façon insoupçonnée notre santé. Alors, veut-on vraiment continuer à laisser le hasard décider de notre avenir ? Spoiler : elle, a fait son choix, et il est radical !
Manger… mais pas n’importe quoi !
La relation entre alimentation et santé n’est plus à prouver, et pourtant, il est tellement facile de glisser sans le vouloir vers de mauvais choix. Surtout quand la charcuterie nous fait de l’œil en rayon ou qu’un verre nous fait oublier la journée. Pourtant, aux États-Unis notamment, l’inquiétude grandit avec l’augmentation des diagnostics de cancers du sein, de la prostate, du pancréas, et, plus alarmant encore, du cancer colorectal, notamment chez les jeunes adultes.
Dans ce contexte, Nichole Andrews tire la sonnette d’alarme sur trois ennemis déclarés qu’elle a décidé d’exclure totalement de son quotidien, et voici lesquels.
Viandes transformées : la première cible
La sentence tombe : “Celles-ci sont salées, fumées ou conservées chimiquement pour une longue durée de conservation”, explique la diététicienne. Bacon, charcuterie, saucisses de hot-dog, corn beef et autres stars des plateaux apéro… Rien n’échappe à sa vigilance. Et malheureusement, les faits sont là :
- Depuis 2015, la viande transformée est officiellement classée cancérogène pour l’homme par le Centre international de recherche sur le cancer de l’Organisation mondiale de la santé.
- Des preuves suffisantes issues d’études épidémiologiques indiquent que leur consommation provoque le cancer colorectal.
- Le Anderson Cancer Center au Texas dénonce la présence de nitrates et de nitrites, capables d’abîmer les cellules intestinales, ouvrant la porte au cancer.
- Mieux encore (ou pire !), la cuisson à haute température de ces viandes génère des amines hétérocycliques et hydrocarbures aromatiques polycycliques, substances qui ont déjà provoqué des cancers… chez les animaux.
Face à tout cela, la charcuterie ne fait clairement plus le poids pour Nichole Andrews !
L’alcool : pas si convivial que ça
C’est l’autre bête noire de son assiette (ou plutôt, de son verre) : l’alcool. Selon elle, il devrait même être accompagné d’une étiquette d’avertissement tant il peut faire de dégâts en silence. Ni petite coupe, ni mojito estival…
“J’évite tout alcool de ma vie”, lâche-t-elle, sans détour. Et s’adresse, un brin moqueuse, à ceux qui trouvent l’alcool amusant ou déstressant : “Mais non !”. En effet, la consommation d’alcool augmente le risque d’au moins sept types de cancer, dont :
- le cancer du sein
- l’intestin
- le foie
- la gorge
Le chirurgien général américain Vivek Murthy précise même que 16,4% des cas de cancer du sein sont attribués à la consommation d’alcool. Pourquoi ? Ces boissons festives augmentent les niveaux d’œstrogène et d’autres hormones en lien avec le cancer du sein, et, une fois métabolisées, produisent une substance chimique qui peut esquinter notre ADN et potentiellement ouvrir la porte à des tumeurs.
Compléments alimentaires : gare à l’effet boomerang !
Dernière règle d’or : se méfier de l’abus de compléments alimentaires. Eh oui ! Contrairement aux promesses alléchantes sur leurs flacons, ces concentrés de nutriments peuvent, à fortes doses, faire plus de mal que de bien en matière de cancer.
“Ne cherchez pas de compléments alimentaires pour réduire le risque de cancer, car, en fait, de fortes doses de compléments alimentaires peuvent augmenter le risque de cancer”, martèle Nichole Andrews. Et elle n’y va pas par quatre chemins :
- De très fortes doses de compléments de bêta-carotène ont été associées à un risque plus élevé de cancer du poumon chez les fumeurs.
- Elle ne prend aucun complément alimentaire à moins qu’un médecin ne le lui recommande.
- Elle privilégie les nutriments issus de… l’alimentation, tout simplement.
En conclusion, pas de potion magique ni de baguette anti-cancer : Nichole Andrews préfère miser sur la connaissance et le bon sens. Son conseil ? Se nourrir en plein accord avec notre santé, sans excès et sans illusion. Et s’il fallait une devise pour l’accompagner : “Mangez bien, vivez mieux !”. Alors, on se fait une salade… sans bacon ?





