Éternuements, nez bouché : ces remèdes oubliés soulagent plus vite qu’un cachet

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Rédigé par Élise

27 décembre 2025

Éternuements en chaîne, nez bouché façon robinet mal réglé… L’automne défile, et votre boîte de mouchoirs n’a jamais été aussi sollicitée. Halte au calvaire hivernal : la rhinopharyngite, bien que gentiment bénigne, mérite toute votre attention. Et si, côté remèdes, on laissait le cachet sur l’étagère pour redécouvrir des solutions naturelles (et parfois oubliées) qui soulagent plus vite qu’on ne le pense ?

Rhume et compagnie : pourquoi il faut agir dès les premiers symptômes ?

  • Le rhume, aussi appelé rhinopharyngite, est une infection virale très fréquente en automne et en hiver.
  • Plusieurs virus en sont responsables : rhinovirus, influenzae, coronavirus.
  • Les premiers signes ne trompent pas : éternuements, yeux qui pleurent, brûlures à l’extérieur du nez, puis nez bouché, grande fatigue, maux de tête (surtout au front) et parfois des douleurs sourdes aux oreilles.

Même si le rhume guérit généralement en quelques jours (ouf), il suffit d’un bon échantillon de symptômes pour gâcher votre quotidien. Et c’est là que nos fameuses méthodes naturelles entrent en scène, à la rescousse !

La douche nasale : le lavage venu d’ailleurs

Place à la lota ! Cette « douche nasale », rituelle chez les Yogis indiens depuis des millénaires, fait des miracles pour désencombrer un nez. Megane Ntsama-Boutet, horticultrice et naturopathe spécialisée, détaille la marche à suivre. 

  • Mélangez 2 cuillères à soupe de sel de nigari (ou de sel marin sans iode) et une demi-cuillère à café de bicarbonate de soude dans 1 litre d’eau bouillie, puis refroidie.
  • Utilisez une bouteille compressible ou un pot Néti pour l’irrigation : penchez-vous légèrement au-dessus du lavabo, tête inclinée sur la gauche, et faites couler l’eau dans la narine droite. Mouchez-vous doucement, puis recommencez de l’autre côté.

Ainsi lavé, votre nez retrouve sa fonction respiratoire… à moins que vous n’ayez décidé de vous transformer en dauphin. (On plaisante, restez sur les conseils, c’est plus sûr.)

Inhalations et huiles essentielles : la nature à pleins poumons

Inhalez, vous êtes délivré ! Les inhalations sont imparables pour dégager les voies nasales et expulser le mucus récalcitrant.

  • Dans un bol d’eau chaude, versez 3 gouttes d’huile essentielle d’eucalyptus radié et 3 gouttes de tea tree.
  • Installez-vous confortablement (pas trop près, la vapeur, ça brûle !), et respirez la vapeur pendant 10 minutes.
  • Ce petit bain de vapeur peut être renouvelé 2 à 3 fois par jour.
  • Asthmatiques ? Divisez les doses par deux, la prudence avant tout !

Pour booster l’immunité et profiter de leurs propriétés antivirales et antibactériennes, Megane Ntsama-Boutet recommande également :

  • L’eucalyptus radié, le ravintsara ou le tea tree sont à déposer (une goutte seulement sur une cuillère à café de miel, ou dans une gélule vierge), à avaler matin et soir pendant 5 jours. Attention : cette astuce n’est réservée qu’aux adultes. Oubliez pour les enfants, femmes enceintes et allaitantes.

Propolis, élixir d’hiver et autres alliés inattendus

Les abeilles aussi se mouillent pour votre santé ! La propolis, cette résine récoltée sur les arbres pour protéger la ruche, est particulièrement précieuse en hiver.

  • À la fois préventive et curative, elle facilite les écoulements lors d’un rhume et stimule l’immunité grâce à ses vertus antivirales.
  • Misez sur les ampoules ou les teintures mères : une ampoule par jour ou 10 gouttes de teinture mère dans un verre d’eau, pendant 10 jours.

Et pour terrasser les microbes, goûtez à l’élixir d’hiver :

  • Mélangez dans une casserole : 4 à 5 bouts de gingembre frais, le jus d’un demi-citron, 2 bonnes cuillères à café de thym sec, (pour les téméraires) une gousse d’ail coupée en 4, et 250 ml d’eau.
  • Chauffez jusqu’à frémissement : laissez infuser 10 minutes à couvert, filtrez, puis dégustez 2 à 3 fois par jour pendant 5 jours.

Ce breuvage vous réchauffera peut-être les papilles, en plus de votre moral !

Un dernier conseil : si le rhume s’éternise, s’aggrave ou vous semble suspect, consultez sans hésiter votre médecin généraliste. Rien ne vaut l’avis d’un professionnel pour garder le nez fin… et en bonne santé.

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Élise