Notre boisson préférée du matin serait-elle la clé d’une chevelure digne de Raiponce ? Pas si vite ! Derrière les bulles et les goûts sucrés, la science nous dévoile l’impact insoupçonné de nos choix quotidiens sur la santé de notre crinière…
L’alimentation : un rôle crucial dans la santé des cheveux
Selon les chercheurs de l’Universidade do Porto au Portugal, l’alimentation et la nutrition pèsent lourd dans la balance de la santé capillaire. Face à la perte de cheveux, ils soulignent particulièrement l’importance de la vitamine D et du fer. Deux nutriments-clés à ne pas négliger si l’on ne souhaite pas voir ses cheveux finir prématurément sur la brosse !
Mais attention, le revers de la médaille concerne certaines boissons emblématiques de notre quotidien. Limiter la consommation d’alcool et – surprise – de boissons gazeuses pourrait avoir des bienfaits insoupçonnés pour notre cuir chevelu. C’est ce qu’ils affirment dans un rapport relayé par The Independent.
Boissons sucrées : le faux ami des cheveux
Les conclusions des recherches les plus récentes sont sans appel : au cours des dix dernières années, un lien a été observé entre la consommation de boissons sucrées et une augmentation du risque de perte de cheveux, en particulier chez les hommes. Loin du simple mythe urbain, ces résultats s’appuient sur des preuves scientifiques solides.
Une étude conduite en 2023 par l’Université Tsinghua apporte des chiffres parlants. Consommer 11 canettes de boissons sucrées par semaine (soit plus de 3 500 ml – autant dire : la fontaine de sucre !) suffirait à augmenter significativement le risque de perte de cheveux chez les hommes.
- Augmentation du risque de perte de cheveux avec la hausse des boissons sucrées
- Impact particulièrement marqué chez la population masculine
- Des quantités précises pointées du doigt par la recherche scientifique
Sucres simples et chute de cheveux : zoom sur le sébum
Les aliments transformés, riches en sucres simples, sont aussi mis à l’index. Selon une étude de 2016, ils constituent un « facteur indirect associé à la chute des cheveux ». Pourquoi ? Parce qu’ils stimulent la production excessive de sébum. Cette substance huileuse, essentielle pour hydrater la peau et les cheveux, peut se retourner contre nous en cas d’abondance.
L’excès de sébum favorise la prolifération bactérienne sur le cuir chevelu. Le cercle vicieux est vite enclenché : irritation, inflammation, puis, fatalement, chute des cheveux !
Prévention, traitements et pistes actuelles
La réalité de la chute de cheveux est souvent associée à l’alopécie androgénétique, plus connue sous le nom de calvitie héréditaire. Ce phénomène touche aussi bien les hommes que les femmes. Mais il existe des solutions concrètes. D’après la clinique Mayo, certains traitements peuvent se révéler efficaces :
- Médicaments comme Propecia (pour les hommes)
- Rogaine (pour les deux sexes)
- Interventions chirurgicales pour les cas les plus avancés
Les chercheurs portugais tempèrent toutefois l’enthousiasme : il est encore nécessaire de mener des études complémentaires afin de mieux cerner ces associations et d’élaborer des recommandations solides, à partir de données fiables, pour promouvoir la santé des cheveux via l’alimentation.
En attendant, un point ressort clairement : un apport suffisant en vitamine D et en fer semble associé à une réduction de la gravité de l’alopécie et à une amélioration de la croissance des cheveux. Se brosser les cheveux tous les soirs n’y changera rien si l’assiette n’est pas équilibrée !
Le mot de la fin ? On garde la main légère sur les sodas, on chouchoute son assiette aussi bien que son shampooing, et on suit de près les futurs travaux de la science : le cocktail idéal pour garder la tête… bien couverte.





